Je me réveille la tête lourde, les yeux brumeux et les doigts poisseux. DU SANG ! Partout sur la table, mon chapeau et la machine à écrire. Des tentacules sortent de sous mon chapeau et tâtonnent pour attraper quelque chose. Où est passé mon manuscrit ? Pourquoi le numéro de ma chambre « 237 » est-il gravé dans sur la table ? Que se passe-t-il ? Est-ce que je deviens fou ? Il faut que je sorte d’ici, vite !

Le pour (signé Cécile) :

Greenville 1989 est un jeu narratif de Florian Fay et illustré par David Sitbon. Vous êtes un groupe d’amis qui se retrouvent pris au piège dans un monde que vous auriez préféré ne jamais connaître ! Pour vous en échapper il vous faudra raconter ce que vos cartes montrent et faire deviner une suite aux autres joueurs avec d’autres cartes. Mais attention,  si vous vous trompez de cartes trop souvent, vous resterez tous perdus à jamais dans ce monde horrifique !

Si vous aimez Dixit, les films d’horreur, Stranger things et raconter des histoires, ce jeu est fait pour vous ! Des cartes magnifiquement horribles garantissant une ambiance comme on les aime quand on est fan du genre.

Le contre (signé Barbara) :

Les critiques sont plutôt bonnes : c’est un coopératif donc c’est tellement-bien-dans-ce-monde-de-brutes-individualistes (non, pas sanguinaires, n’exagérons rien) , les illustrations sont « trooooop belles » et l’univers proche de celui de Stranger Things, cette série à succès nostalgique des années 80. 

Le système de jeu se rapproche de celui de Dixit ou du plus récent Mysterium : des images oniriques (les détracteurs diront « qui n’ont aucun sens ») qu’il faut décrire et qu’on attribue à tour de rôle à l’un ou l’autre des joueurs avant que ceux-ci ne votent pour savoir qui a eu quoi.  Moui, bon.

Pourtant amatrice de la série suscitée, je n’ai pas été emballée par ce jeu. Peut-être suis-je un être trop terre à terre qui manque d’imagination et de créativité et je dois vous avouer (chut, ça reste entre nous !) que je n’aime pas trop non plus ni Dixit, ni Mysterium. Il ne vous reste plus qu’à venir tester le jeu à la médiathèque pour vous faire votre petite idée (oui, vous avez même le droit de ne pas partager mon avis).

Et vous, vous en pensez quoi ?