La première version de cet article a été publiée en 2016 sur le site des médiathèques.


Bienvenue en 2017. Vous avez été gâté ?

Comme chaque année, les jeux vidéo constituent l’un des loisirs culturels les plus prisés au moment des fêtes (avec les smartphones). Ça en fait des heures de jeux devant sa console ou son ordinateur (ou son smartphone). Ça en fait des jeux à découvrir, à explorer – ou à jeter : parce qu’il y a évidemment du bon et du mauvais dans la profusion de titres qui inondent les têtes de gondole.

Loin de nous l’idée de faire un bilan ou une sélection d’achat pour retardataires, ce n’est pas le rôle de bibliothécaires, en plus d’autres le font bien mieux que nous. En revanche, nous travaillons sur les prochaines animations intra muros autour du jeu vidéo, et nous préparons nos acquisitions 2017 après avoir finalisé commandes et catalogage des derniers titres de l’année achevée. Et on ajoute une pincée de surprise (des casques de réalité virtuelle)…

Janvier, c’est aussi le mois de la musique et de la bande dessinée dans les médiathèques. D’un côté, il y a la Scène Locale, de l’autre le Festival d’Angoulême. Et justement, la musique dans les jeux, c’est une longue histoire d’amour.

La musique, un ingrédient essentiel

La musique est une partie intégrante du jeu vidéo et a même contribué à son développement, tout autant que le code, le graphisme ou la scénarisation. L’excellent VGM : histoire de la musique de jeu vidéo de Damien Mecheri est une plongée érudite dans le monde énigmatique de la musique de jeu, des premiers bips sonores aux orchestrations symphoniques d’aujourd’hui.

La dimension musicale est omniprésente, qu’il s’agisse de bandes-sons réalisées avec ingéniosité pour dépasser les capacités d’une console (par exemple Sonic sur Megadrive), de thèmes reconnaissables (Mortal Kombat), de travail de producteurs en studio (Gears of War, GTA, WipEout…), de remixeurs sur le Web ou d’interprètes de reprises.

La musique a une telle importance que des personnages virtuels de jeux vidéos ont enregistré leurs propres albums pour le marché physique (je sais, c’est perturbant). Deux exemples :

  • Female Icon (en 1999), par Lara Croft, héroïne de Tomb Raider;
  • Smite And Ignite (en 2014), par Pentakill, groupe de heavy metal dans l’univers de League of Legend.

A quand Corvo poussant la chansonnette ?

Dansez, chantez, jouez

A l’autre extrémité du prisme, on retrouve la musique en tant qu’élément central du jeu. Il y eut l’incroyable Michael Jackson’s Moonwalker. Mais aujourd’hui les jeux musicaux sont souvent associés aux party games (jeux collectifs courts à la prise en main rapide) et ont su séduire un large public amateur de classiques rock ou de hits pop-dance !

Nul besoin de compétences particulière dans le maniement du pad, il s’agit ici de suivre un rythme en dansant ou en le jouant.

Deux cadors dominent la mêlée : la série Just Dance pour danser comme en boîte mais sans la boîte, et la série Guitar Hero pour jouer comme Satriani sur une Stratocaster en plastique. Ces deux franchises sont jouables dans les médiathèques ainsi que leurs concurrents Rock Band et Dancestar Party.

De plus, de nombreux party games proposent des jeux musicaux, par exemple The Lapins Crétins Show ou Barbie Dreamhouse Party. Une chose est sûre : dans les médiathèques, vous aurez toute la place pour devenir le roi du dancefloor ou le dieu du metal comme Caiden ci-dessous, n’hésitez pas !

Hein, quoi, on n’a pas parlé de BD ? Euh… Et bien, souvenez-vous de Comix Zone : celui-là aussi est jouable en médiathèque !

 

 

Publicités