Chasser le Pokémon, c’est cool ! Enfin, ça l’était jusqu’à la rentrée, en septembre.

Maintenant, avec les cours, le boulot, l’effervescence quotidienne, le froid automnal qui s’annonce, ça donne tout de suite moins envie de crapahuter dans les rues, les yeux rivés sur son smartphone pour dénicher une bestiole en réalité augmentée.

Pokémon Go a été le carton vidéoludique de l’été, tous les joueurs (et les parents) le savent. Ca a fait un merveilleux marronnier pour les médias ! Tout à coup, tout le monde trouvait génial le jeu qui fait sortir les jeunes de chez eux… Oui, vous savez, le jeu vidéo est encore et toujours perçu comme une activité antisociale, dangereuse, un truc qui rend fou… Alors, si on peut prétexter une balade au parc, c’est bien mieux…

Pokémon Go a eu droit à des éloges, des critiques, une attention de tous les instants. Pokémon Go a inspiré les auteurs de micro-nouvelles. Il s’est trouvé partout des Pocket Monsters : dans les bibliothèques mais aussi dans les cimetières, les chantiers ou les zones militaires… Les chasseurs s’en donné à cœur-joie, à coup de Pokéballs. Les non-chasseurs en ont aussi profité, comme Zep (l’auteur de Titeuf) le relate de manière hilarante dans une planche.

Bref, Pokémon Go a été le carton vidéoludique de l’été, mais surtout le carton financier de l’été pour Niantic, Nintendo et Google. Oui, ne croyez pas qu’un jeu mobile gratuit ne brasse pas d’argent (cela concerne tout autant Clash of Clans que Candy Crush Saga ou Angry Birds). Vous croyez traquer des Pokémons mais en fait c’est vous qui êtes traqués : d’ailleurs on parle tracking ici.

Vous pensiez dominer les Pokémon ? En réalité, ce sont eux qui vous dominent !

Dans les bibliothèques, outre des Pokémon virtuels, vous pourrez trouver d’autres jeux, BD ou films mettant en scène les petits monstres.

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