Relire la première partie de l’article, c’est ici. 

 Des phablettes et… des phablettes ? euh….

2. Les outils « de consultation »

Après les ordinateurs, il est temps d’entrer de plain-pied dans le XXIe siècle et d’aborder ces merveilleux outils magiques que sont les smartphones, tablettes et autres phablettes… Holà, kézako phablettes, il n’en a jamais été mention jusqu’à présent ?

Oui, en effet, c’est pour vous prouver à quel point on est dans un univers de mot et de marketing… Et, de fait, nous avons choisi de traiter tous les appareils ensemble. Nous les appellerons outils « de consultation » et « de diffusion ».

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 tablettes

 

Tablette, smartphone, etc.

 

Si Apple n’a pas inventé le principe de téléphone tactile (IBM l’avait déjà fait en 1997, avec un succès… relatif), il a contribué à le démocratiser. Avec la sortie du premier iPhone puis du premier iPad, c’est un nouveau marché qui s’est ouvert aux fabricants. D’abord sceptiques, ils y ont ensuite vu l’occasion de vendre des appareils informatiques à :

  1. ceux qui n’en avaient pas encore et qui ne voulaient pas se prendre la tête ;
  2. ceux qui en avaient déjà mais qui pouvaient bien acheter quelque chose de différent !

Ça a plutôt bien marché puisque tout le monde est sur le créneau aujourd’hui. Du smartphone Sosh à la tablette Cdiscount, chacun y va de son « appareil tactile connecté » !

 

Une tablette tactile, tablette électronique ou ardoise électronique (appelez-là comme vous voulez) est un écran tactile sans clavier physique qui offre des fonctionnalités similaires à celles d’un ordinateur.

Similaire ne veut pas dire identique. On est face à des outils légers, pratiques, moyennement puissants et dédié au nomadisme, mais si le confort d’utilisation et la praticité du nomadisme sont bien présents, on est loin des capacités d’un ordinateur de bureau ou portable. La miniaturisation implique une limitation matérielle évidente. Si on retrouve des éléments connus (processeur, carte mère, mémoire…), tout est assemblé différemment. Toutefois, certains netbooks commencent à intégrer des composants de tablettes (notamment les processeurs ARM qui ont la particularité de ne pas dégager de chaleur donc pas besoin de ventilateur donc appareil très plat).

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geek
(Dessin Martin Vidberg / http://vidberg.blog.lemonde.fr/, tous droits réservés)

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Tout est dit. Loin d’être un téléphone avec des fonctions informatiques, le smartphone est plutôt un ordinateur avec des fonctions de téléphonie ! La différence principale avec une tablette : lesdites fonctions et le format d’écran.

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Ecran des téléphones : peut-on encore parler de phablettes ?

Ecran : la taille de l’écran (diagonale) est un des éléments essentiel dans le choix d’un appareil nomade et entraîne un encombrement variable. Variant de 3,8 à plus de 12 pouces, il y en a pour tous les goûts ! On peut classer les tailles d’écran en plusieurs ensembles :

  • 3,8 à 4,7 pouces : en gros les smartphones ;
  • 5 à 6,4 : les phablettes (tablettes avec fonctions de téléphonie), pour un usage polyvalent;
  • 7 à 8 : les tablettes compactes, aisées à transporter et à garder avec soi en déplacement ;
  • 9 à 12 : les tablettes pratiques pour le multimédia mais carrément moins pour le déplacement.

Il existe des tablettes de plus de 12 pouces mais elles sont assez rares et destinées à des usages très spécifiques. Il existe également des tables de tactiles d’encore plus grande taille !

Indépendamment de la taille physique, il faut prendre en compte (dans une moindre mesure) la résolution de l’écran : l’entrée de gamme se limite généralement à 800 x 480 pixels alors que le très haut de gamme affiche 1920 x 1080 pixels (résolution équivalente à celle d’un téléviseur actuel). Mais gardez à l’esprit que si l’affichage sera plus net avec une plus grande résolution, la batterie sera également beaucoup plus sollicitée ! Une résolution de taille moyenne (1024 x 768 pixels par exemple) sera tout à fait adaptée (à moins que vous n’ayez des yeux bioniques).

Côté technologie tactile, celle qui est employée actuellement est dite « capacitive » (elle fait suite aux écrans « résistifs »). De simples effleurements suffisent, c’est donc immédiatement instinctif même pour un néophyte, à condition de ne pas appuyer comme un forcené (ce qui endommagerait irrémédiablement l’écran… Essayez d’appuyer sur votre chat au lieu de le caresser !). Selon la gamme de l’appareil (low-cost, haut de gamme), l’écran sera multi-touch, c’est-à-dire utilisable avec plusieurs doigts en même temps (pour « pincer » une photo afin de l’agrandir par exemple).

Côté luminosité, les écrans sur appareils d’entrée de gamme sont parfois moins réactifs ou moins lumineux mais restent utilisables pour un usage basique.

 

Connectivité : si vous souhaitez pouvoir téléphoner, il faudra évidemment choisir un smartphone ou une tablette équipée de fonctions de téléphonie (pouvoir insérer une carte SIM).

Quasiment tous les appareils peuvent se connecter à un accès Wifi et à la téléphonie 3G (à condition d’avoir un abonnement approprié). La norme 3G la plus avancé est nommé H+ et de nombreux smartphones l’exploitent. Elle couvre assez bien le territoire chez la plupart des opérateurs. La 4G est encore un plan commercial puisqu’elle ne couvre que certaines villes.  La plupart des usages Internet passeront par la H+. A noter que la 4G+ est annoncée par les opérateurs, et que la 5G est sur les rails ! Vous serez donc toujours en retard d’un train (à moins d’habiter en Corée du Sud, pays le plus connecté le plus rapidement au monde).

Par ailleurs, les fabricants ont l’obligation de mentionner le débit d’absorption spécifique (DAS) de chacun de leurs modèles de smartphones et phablettes. Plus il est bas, moins l’appareil émet d’ondes pour atteindre le réseau : un DAS de moins de 0,4 W/kg est considéré comme faible.

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 antenne

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Hardware : dans le ventre de la bête, on retrouvera comme dit précédemment les mêmes composants que dans les ordinateurs, mais dans un assemblage et des performances différentes. Retenez que pour les utilisateurs désirant exploiter des jeux vidéo gourmands, un processeur double ou quadri-cœurs sera appréciable ainsi qu’une puce graphique puissante. La quantité de mémoire vive aura un impact sur les performances de la tablette et sa capacité à exécuter plusieurs applications simultanément. Prévoyez au moins 1 Go pour un usage correct, et plus pour un usage multimédia et Internet intensif.

 

La mémoire de stockage : il est important de noter que les capacités indiquées sur les emballages sont rarement réalistes et souvent inférieures à l’usage réel… En effet, pour 4 Go de mémoire flash annoncés, le système d’exploitation (Android, iOS…) va en occuper une partie. En fonction des programmes (applications) ajoutés et de vos paramètres personnels, cet espace va se réduire.

Les modèles d’entrée de gamme se limitent à 2 ou 4 Go. Au-delà, on a souvent le choix entre 16, 32 ou 64 Go. Le paradoxe est qu’en général, les modèles avec moins de mémoire (donc moins cher) proposent un lecteur de carte mini-SD qui permet d’augmenter cet espace de stockage ! Autre avantage : en cas de panne ou de problème logiciel, il suffit de retirer la carte pour conserver ses données et y accéder depuis un autre appareil. Il faut aussi prendre en compte sur les appareils Android les « surcouches » des constructeurs (TouchWiz chez Samsung, HTC Sense chez HTC, etc.) qui alourdissent le système et prennent de la place. Là encore, les produits low-cost seront livrés avec un Android « pur » et donc plus léger.

 

En plus de ces éléments, les besoins de l’utilisateur seront à prendre en compte lors de l’achat : appareil photo, clavier physique (excepté chez BlackBerry ou Samsung, on n’en  trouve plus… Mais une tablette peut accueillir un clavier externe en Bluetooth), etc. A vous de faire votre choix, de prendre le smartphone ou la tablette qui vous fait vraiment envie, qui vous servira, et de ne pas vous laisser entraîner par l’effet mouton de Panurge.

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 écran tel

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   Systèmes d’exploitation : plusieurs systèmes se font concurrence. iOS d’Apple uniquement sur iPhone et iPad est l’équivalent de OS X. Intuitif et ergonomique. Mais devancé par Android de Google qui équipe la majorité des appareils. Il faut aussi compter sur Windows Phone, BlackBerryOS et quelques outsiders comme FirefoxOS ou CyanogenMod… La plupart de ces systèmes ont des fonctionnement similaires et se prennent vite en main. Chacun propose son « marché d’applications » pour installer des programmes supplémentaires. Chaque « market » est géré par le mainteneur du système (Apple, Google, Microsoft…), ce qui pousse parfois à des dérives autocratiques. Enfin, aucun de ces systèmes n’est réellement fiable en terme de sécurité de l’identité numérique, hormis peut-être le très attendu FirefoxOS qui se veut libre et ouvert. Faites-vous confiance à Google, première régie publicitaire au monde ?

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Les parts de marché :

A la louche et tous appareils confondus (smartphones, phablettes, tablettes), on a à peu près : Samsung en tête avec 45,2% (mais ça recule car les concurrents sont féroces) ; Apple second avec 38,9% (ça recule aussi car les concurrent sont moins chers et plus performants) ; Lenovo troisième avec 10,3% (ça monte, les Chinois arrivent en force) ; puis tous les autres avec des miettes dont Huawei, LG, Asus, Acer, Microsoft (anciennement Nokia), BlackBerry, Archos (français), Wiko (troisième vendeur de smartphones en France), Alcatel One Touch…

 

A lire (nous avons sélectionné pour vous) :

Samsung et Apple font face aux assauts chinois dans les smartphones. (Challenges – juillet 2014)

L’offre explose sur le marché des tablettes. (Le Figaro – août 2014)

Guide d’achat smartphones : comment le choisir ? (Que Choisir – 2014)

Comparatif tablettes tactiles. (Dossier sur le site Tablette tactile)

Tablettes et smartphones : module en ligne d’autoformation. (l’incontournable site netpublic.fr)

 

Liseuses et objets connectés

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Depuis quelques mois, la mode est à l’objet connecté, un concept miraculeux qui sent bon le modernisme occidental !

En fait, il existe toutes sortes d’objets connectés, plus insolites les uns que les autres. Sans tout les aborder, nous parlerons de ces nouveaux appareils ensembles car le marché est encore naissant (si marché il y a).

Qu’est-ce qu’un objet connecté ? C’est un matériel électronique qui peut communiquer avec un smartphone ou un ordinateur par le biais d’une liaison sans fil (Bluetooth ou Wifi) pour échanger des informations. L’intérêt principal c’est l’interactivité, la possibilité de transmettre des informations. Et nous débutons avec le premier et plus ancien d’entre eux : le livre connecté !

D’accord, le raccourci était facile et vous vous dites peut-être qu’une liseuse, ça ne calcule rien, ça n’envoie pas de données biorythmiques à votre téléphone… Et pourtant, une liseuse, c’est un écran tactile (tiens, tiens) qui affiche des ebooks, peut les télécharger depuis le Web, peut contenir toute votre bibliothèque dans une poche… On n’est pas loin de l’objet moderne connecté.

Il faut compter entre 99 et 150 € pour se procurer une liseuse. La technologie d’encre électronique E-Ink est confortable pour les yeux car non-éclairée et figée, très proche d’une vraie page de texte imprimée. La consommation électrique ne se fait qu’au changement de la page, aussi la batterie a-t-elle une durée de vie très longue (plusieurs mois en veille). Les fonctions de marque-page, agrandissement des caractères, changement de polices et les dictionnaires sont présents sur la majorité des modèles.

La concurrence est féroce entre les français FNAC (gamme Kobo), Bookeen (gamme Cybook) ou Oyo (par France Loisirs et Chapitre.com), les américain Amazon (gamme Kindle, déconseillé car les livres achetés ne sont pas lisibles sur d’autres appareils) ou Nook, et quelques outsiders aux dents longues.

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  1. Le cloud : informatique dans les nuages

 

Terme à la mode, le « cloud computing » ou « informatique dans les nuages », est partout. Mais ce concept est vague et presque mensonger car ce qu’on appelle cloud, c’est simplement le fait que des fichiers, programmes ou services informatiques soient situés à distance et non sur l’ordinateur que l’on est en train d’utiliser. Le Web est un gigantesque service cloud !

Plus pragmatiquement, votre webmail est un service cloud, vos fichiers hébergés chez DropBox ou hubiC utilisent des services cloud, etc. L’intérêt est d’avoir accès à des outils ou données de n’importe où depuis n’importe quel appareil. Au détriment de la sécurité puisque plus rien n’est chez vous. Quid d’une déconnexion, d’une fermeture de service ?

 

Où se trouvent ces ressources informatiques ?

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cloud
(Photo Wikieditor243, CC BY-SA)

   Elles ont beau être « dans le nuage », elles sont bien sur Terre dans des datacenters (fermes de serveurs) géants. Les données sont détenues par un petit nombre d’entreprises, et leur accès repose sur le maintien d’une connexion Internet. Les grands acteurs du cloud sont en effet peu nombreux : Dropbox, Google, Amazon, Microsoft, OVH, Apple, MEGA pour les plus connus du grand public.

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En savoir plus ?

Le cloud computing expliqué aux nuls. (L’expresse -L’expansion – 2011)

Le cloud computing pour les nuls. (sur le site On-X blog)

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Conclusion

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Comme nous l’avons vu, Il y a une multitude d’appareils numériques pour une multitude d’usages, reliés entre eux par une multitude d’informations que l’on renseigne dans le « cloud ». Il faut savoir choisir, de ne pas se laisser tenter par les déclarations merveilleuses des vendeurs.

Au vu des prix, on est en droit d’avoir un outil fonctionnel, performant et pérenne. C’est rarement le cas ! Il faut donc faire le choix le plus judicieux.

A présent, Noël approche et vous savez ce qu’il vous faut. OUI, vous le savez ! N’attendez pas un instant (ou si : attendez janvier, les déstockages, des soldes, les reventes, vous trouverez de meilleurs prix).

 

Jingle bells jingle bells, jingle all the way !!!

 Thibaut Brix – Médiathèque Sud

P.S. : merci pour leur aide à Laurent Schall et Muriel Girard.

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cadeau
(Photo christmasstockimages.com, CC BY)

 

 

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